13 mars 2009

UNE TOILE QUE J'AIME

En première partie de séance, Félix, Rayan, Léa, Elisa et Lillya ont choisi une toile qui leur plaisait et l'ont photographiée. Ils ont noté les références de l'œuvre sur leur cahier et ont réalisé un croquis d'un ou de plusieurs personnages du même tableau quand ils le souhaitaient.
Une seule consigne était donnée : choisir une œuvre où l'on voit un homme ou un garçon à côté d'un femme ou d'une fille. Le but est que les élèves ne choisissent pas de peinture au hasard, mais qu'ils prennent un temps pour l'observation.



Nous avons commenté les toiles et lu les cartels pour mieux comprendre les scènes peintes.

Les photographies ont été réalisées avec un appareil numérique.


Pour le moment, les légendes ne figurent pas sous les photos.

Les jeunes photographes reprendront leur cahier pour recopier ces légendes, s'ils disposent d'un ordinateur à l'école pour réaliser ce travail.











20 février 2009

Vanitas vanitatum

La vanité est apparue en Hollande au début du XVIIe siècle.
Le crâne présent sur de nombreuses toiles symbolise la vanité des choses de ce monde et la fragilité de l’existence.




Aujourd'hui, Juliette est notre invitée du jour. Son tableau préféré est La Tentation de sainte Madeleine de Jacob Jordaens, un huile sur bois réalisée vers 1620.


La Tentation de sainte Madeleine
de Jacob Jordaens, vers 1620.


Cette toile représente Marie-Madeleine repentie, essayant de résister à l'envie, que symbolisent la vieille dame proposant des bijoux et le personnage à l'arrière-plan tenant un serpent. Elle est aidée en cela par l'ange situé à gauche du tableau. On remarque dans cette œuvre le fort contraste créé par le fond noir et les couleurs des vêtements.


Luc, Lauryn, Théo, Lalyah et Rayan hésitent un moment sur ce que Marie-Madeleine tient dans les mains. Une pierre ? Elle serait très lourde, trop lourde sans doute. C'est bien un crâne. Juliette nous explique qu'avant la restauration du tableau, on ne voyait plus les ailes du personnage de gauche. On ne savait donc plus que c'était un ange. Juliette nous conte l'histoire biblique de Marie-Madeleine, pécheresse et invitée à renoncer aux plaisirs de la vie pour suivre Jésus.





Juliette et La Tentation de sainte Madeleine
photographiées par les enfants.

Juliette aime tout particulièrement ce tableau car il nous renvoie à l'idée du renoncement. Dans la vie, nous faisons des choix et renonçons à certaines choses. Nous résistons également à certaines tentations.
Sur notre photographie, le rendu de ce tableau en noir et blanc est impressionnant. Les enfants n'ont pas eu peur de laisser dans le cadre des éléments comme le cartel, la caméra ou les tableau du mur de droite. Tous ces éléments forts structurent l'image sans gêner notre œil qui part du regard Juliette et se dirige vers le visage de Marie-Madeleine.



Notre petite équipe : Juliette, une maman et cinq enfants. Le temps de pose est long ( 1/2 seconde), ce qui donne un effet de flou lorsque les enfants ont bougé. L'image ne manque pas d'expressivité et me fait penser au célèbre tableau d'Edvard Munch (1893).



"Le cri" par Edvard Munch, 1893.
Ce tableau se trouve au Nasjonalgalleriet d'Oslo, en Norvève.

Pendant l'exposé, une dame est restée à nos côté pour écouter Juliette et les enfants, puis a assisté aux prises de vues. Elle était heureuse de découvrir l'œuvre, d'entendre les enfants parler des tentations de la vie (surtout les bonbons). Nous lui avons amené une chaise, puis avons proposé de la photographier.


Madame Bonny a suivi la visite de notre groupe une bonne partie de l'après-midi, pendant que son mari circulait dans le Palais des Beaux Arts.




Une dernière photo souvenir avant de regagner le vestiaire et de retrouver les groupes de Françoise et d'Odile. Ce jour là, nous ne le savons pas encore, mais la Descente de croix de Rubens, que nous voyons en arrière-plan, sera l'objet de notre visite du 3 avril prochain.

20 février (suite)

La plage de Berck



La plage de Berck
Ludovic Napoléon LEPIC (1839-1890)
et Clothilde

Clotilde nous dit : " J'ai choisi ce tableau parce que je connais bien la plage de Berck. Je suis allée m'y baigner souvent. J'aime beaucoup les couleurs utilisées par le peintre : du gris, du beige, du marron clair. Cela donne une impression de calme et de tristesse."

23 janvier 2009


Laurence, notre invitée du jour.




Laurence est une habituée du Palais des Beaux-Arts. Elle y vient régulièrement et suit avec assiduité les présentations d'œuvres proposées par des guides. Aujourd'hui, c'est elle qui sera notre guide du jour et nous décrira un tableau.
Chaque fois qu'elle passe devant la peinture qu'elle va nous présenter, l'attirance est si forte qu'elle est obligée de détourner son regard vers la toile, comme si elle voulait saluer cette vieille dame peinte et recevoir à son tour son salut.


Vieille femme mangeant au coin du feu. Jean-François de Troy
(Paris 1669, Rome 1752)



A première vue, le tableau n'est pas très attrayant. Il est sombre, peint dans un camaïeu. Le marron tire légèrement vers le rouge à droite de la toile. Le visage est peu expressif. La femme est-elle triste ? Pensive ?
Mais qu'est ce qui attire autant le regard de Laurence ?

Laurence nous pose quelques questions : "Que tient la vieille femme dans sa main droite ? Que fait-elle avec sa main gauche ?"



Là, la légende du tableau est vraiment utile. Il nous aura fallu du temps pour découvrir que le regard de la dame se dirige vers le morceau de pain tenu dans la main.



La main gauche n'est pas posée sur la table.
Au fait, la table est représentée par trois traits de lumière qui viennent dessiner la nappe. Mais revenons à la main. Et relisons la légende : Vieille femme mangeant au coin du feu. Tout devient évident. L'image prend tout son sens. Oui, la femme se réchauffe. Elle a froid. Elle est enveloppée dans un épais vêtement. On ne voit pas les flammes, mais on sent la chaleur. Un halo entoure cette main suspendue.



Nous finissons par voir un montant de la cheminée. Il n'y a pas d'erreur possible. Nous sommes bien au coin du feu. Même si nous ne voyons pas les flammes, nous sentons cette chaleur qui vient réconforter la vieille femme assise dans cette pièce froide.

Egxon, Lillya, Léa et Lucas vont réaliser un portrait de Laurence qui insiste pour ne pas être seule sur les photographies.


Laurence et la vieille femme, avec Lucas.
Laurence est très sensible à la représentation des tissus. Ici, avec très peu de détail, le peintre a su donner du volume au manteau et au col en fourrure. Laurence ajoute :

" Je suis frileuse, et cette femme a froid."

"Cette dame me fait penser à ma grand-mère maternelle qui est née en 1906. Pourtant il n'y a pas de ressemblance. Quand je viens au musée,
je passe toujours revoir ma vieille."


C'est comme si elle faisait un signe par la pensée à cette grand-mère qui n'est plus.




Laurence et la vieille femme , avec Egxon et Lillya

Maintenant, lorsque nous passons devant ce tableau, les élèves ont une pensée pour Laurence.

Le champ lexical




Depuis plusieurs séances, Odile travaille avec les enfants sur le champ lexical. En classe, tous les mots liés aux visites au Palais des Beaux Arts ont été listés. Puis les élèves ont établi une liste des personnes qui travaillaient dans le musée.



Ils vont ensuite illustrer ce vocabulaire en réalisant des photographies en rapport avec ces mots. Ils disposent d'un nouveau cahier où viendront se placer les mots et leurs illustrations.


5 décembre 2008


PREMIERS REGARDS SUR LES ÉMOTIONS




Sur le tableau de Nils Wentzel, nous découvrons un défilé de traineaux dans un paysage enneigé.
En regardant de plus près, nous percevons un cercueil, couvert de fleurs, sur l'un des traineaux. La légende indique "Enterrement d'un marin à la campagne en Norvège" 1896. Les personnages ne pleurent pas. Ils sont plutôt mélancoliques. C'est cette attitude que notre jeune modèle va tenter d'interpréter.








Tristan et l'enterrement d'un marin à la campagne en Norvège.


Le départ des pêcheurs. Peder Severin Kroyer. 1884.

Les pêcheurs hissent les voiles.



Tristan et René devant Le départ des pêcheurs.


Hiver en Norvège. Frits Thaulow. 1886.

Nous apprenons avec Françoise, notre guide, que les skieurs norvégiens de cette époque n'utilisaient qu'un seul bâton pour avancer. Cela se voit bien dans les empreintes laissées dans la neige.
L'impression de froid est bien rendue par la couleur bleutée de la neige. Mais de très légères teintes de rose "réchauffent" la toile. Le ciel est dégagé, et le soleil est bien présent à travers les ombres qu'il dessine.



René devant l'"Hiver en Norvège" de Frits Thaulow. 1886.

Les skieurs, bien que très petits dans la toile, restent très présents. Ils apparaissent au premier coup d'œil, car ils sont placés judicieusement sur un point fort. Les traces dans la neige dirigent notre regard vers le fond de la toile où se trouvent les maisons, puis l'œil se dirige vers les trois personnages à gauche, posés sur l'horizon.



Art contemporain : première approche


Olav Christopher Jenssen (2006/08), acryliques sur toile, 245 x 245 cm.

Nous laissons notre imagination divaguer et chacun propose une interprétation de sa vision.



Olav Christopher Jenssen : Pharmacia, 2006/08



Olav Christopher Jenssen : Mariage, 2006/08

Certains y voient de la végétation. Mais le tableau n'aurait-il pas été installé à l'envers ? Il semble que non. Le musée dispose d'éléments précis pour le montage des expositions. Nous n'avons pas regardé les cartels, qui finalement n'auraient pas été très utiles cette fois-ci.

Echappées nordiques

Voici quelques tableaux qui ont retenu notre attention.



Christian Skredsvig, Norvégien (1854-1924)
Une ferme à Venoix, 1881.





Albert Edelfelt,
Portrait de Pasteur




Fritz Thaulow
Une fabrique en Norvège





Georg Nicolaj Achen, Danois, (1860-1912)
Intérieur, 1901.



Bruno(Andreas) Liljefors, Suédois (1860-1939)
Les courtils, 1913.